TIC – Festival d’Afrique des Blogueurs et Youtubeurs à Dakar : Pour une large vulgarisation des contenus digitaux africains

Dakar a été la capitale du digital africain en l’espace d’un week-end avec comme slogan : «Dakar, ville connectée». Ils sont venus d’un peu partout en Afrique pour assister à la première édition du Festival d’Afrique des blogueurs et youtubeurs (Faby).

 

L’habit ne fait pas le moine, mais sans l’habit on ne saurait reconnaître un moine. Leurs styles décontractés peuvent tromper plus d’un. Pas de code vestimentaire, chacun y est allé de son style. Des jupes courtes aux hijabs en face passant par les pantalons jeans, les chemises, les tee-shirts et les boubous traditionnels. Et pourtant, ces gens font partie des personnes les plus influentes sur la toile avec des milliers de followers (Ndlr : abonnements) sur les réseaux sociaux.
Ils se sont donné rendez-vous à Dakar durant le week-end pour le Festival d’Afrique des blogueurs et youtubeurs (Faby). Venus de quinze pays africains dont le Sénégal, ces speakers (Ndlr : personnes connues dans le monde du digital) ont montré tout leur savoir-faire avec comme seule règle à respecter le langage digital. Téléphone portable à la main, des selfies à gauche et à droite, des tweets, des postes…
Conscients de l’énorme potentiel de l’Afrique, les organisateurs espèrent à travers ce festival vulgariser les contenus digitaux africains par le biais des acteurs locaux pour que les populations puissent s’intéresser à ces productions.
«On s’est rendu compte que l’Afrique n’est pas bien représentée dans le monde digital. Quand on regarde les contenus digitaux sur les réseaux sociaux, on remarque que les productions africaines sont moins présentes. C’est ce qui pousse notre jeunesse à consommer les contenus digitaux des autres continents», explique Ibrahima Bathily, chef de l’organisation du Faby.
Ce festival a pour objectif de promouvoir la production digitale africaine au niveau national avant de l’exploiter à l’échelle internationale. Parce qu’au Sénégal, il y a une grande communauté de blogueurs. Ces derniers jouissent d’une très grande réputation en Afrique et dans le monde mais malheureusement, ils ne sont pas connus au niveau local.
Selon Ibrahima Bathily, pour se développer l’Afrique doit s’approprier ses médias sociaux non seulement pour communiquer ses idées mais aussi faire passer sa culture afin de pouvoir rivaliser avec les autres continents.
Pour y arriver, les initiateurs du Faby ne comptent pas s’arrêter à cette première édition, car ils ambitionnent de faire de cet évènement un moyen pour propulser l’univers digital africain au premier rang tout en créant une émulation entre les différents acteurs présents sur le continent.

 

(avec Lequotidien)

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