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Le concept de Solimod est très symbolique pour la grande dame de la couture. «La mode, ce n’est pas que le chic». Marième Sèye, directrice du complexe Chalar, en fait le pari. En conférence de presse ce samedi, elle promet le 9 mai prochain de mettre la mode au service du social.

Pour la quatrième édition de Solimod, Marième Sèye sort le grand jeu. La styliste, directrice du complexe Chalar, compte organiser le 9 mai prochain un grand dîner de gala au King Fahd Palace. «Cette soirée sera une occasion pour moi de fêter mes dix ans de carrière dans la mode et de m’engager dans le social», annonce-t-elle. Styliste depuis 2005, la «grande perleuse» de Dakar a déjà organisé trois grandes soirées de défilé de mode. «J’ai débuté la première édition en 2008, la deuxième en 2010, et la troisième en 2011», renseigne-t-elle. A ses débuts, la dame ne visait qu’à se faire connaître, mais a progressivement intégré dans ses défilés cette notion de solidarité et de partage.

Grâce à ce dîner de gala, les talibés du daara Serigne Mohsine Diop bénéficieront pour une première fois du soutien de Marième Sèye. A Saint-Louis, les talibés de ce daara ont entamé la construction du bâtiment abritant le daara, mais peinent à le finir. Marième Sèye dit à ce propos : «J’aimerais de ce fait apporter ma contribution, puisque dans ce daara j’ai fait mes humanités coraniques.» L’égérie de la marque Chalar s’illustre ainsi au rang des dames de cœur. D’ailleurs, l’institut de formation des jeunes aveugles de Thiès en a fait sa marraine. «Depuis l’enfance, je voulais aider les pauvres. C’est comme cela que m’est venue l’idée d’allier la mode et la solidarité. Pour ces enfants portant un handicap visuel, le soutien de l’Etat ne suffit pas. J’essaie autant que faire se peut de récolter des fonds pour couvrir certains de leurs besoins.» L’on se souvient que dans les précédentes éditions de Solimod, le complexe Chalar a fait un don en nature d’une valeur de 17 millions de francs Cfa aux enfants malvoyants de l’Inefja de Thiès. Ce sont entre autres des matelas, des produits d’hygiène, des vêtements, des équipements électroménagers, du matériel de cuisine, des denrées alimentaires, des chaussures et matériel médical…

Pour cette année, la marraine de l’Inefja veut redoubler ses offrandes. Elle compte pour cela sur l’appui de ses partenaires dont la Fondation Sonatel, le Bureau international du travail de Genève (Bit), le groupe Ccbm… De 2011 à 2015, quatre années sont passées sans Solimod. Et le complexe Chalar s’explique ainsi sur les raisons de cette longue absence : «Ce n’est pas évident d’organiser ce genre d’évènements. Ça demande beaucoup d’efforts et de moyens. J’ai fait un battement parce que c’était compliqué côté sponsoring et parrainage. Cela m’a permis de me reposer.» Peut-être que ce n’était que pour mieux sauter. La directrice de Chalar Couture promet toutefois que Solimod sera un rendez-vous, un bis annuel.

40 millions pour un défilé haut de gamme
A côté de ses actions humanitaires, le complexe Chalar s’aligne dans le haut de gamme. Sa directrice promet «un défilé époustouflant» pour le 9 mai. Elle en fait promesse. En atteste l’importante somme prévue pour la réussite de l’évènement. «J’ai prévu un budget de 40 millions», confie-t-elle. Aussi, présentera-t-elle pour cette seule nuit 60 à 100 pièces qui, note-t-elle, sont le fruit de «6 mois de travail». Ses tissus de prédilection sont la soie et le basin. Mais pour ce défilé, elle rajoutera de la dentelle et des robes de mariée. La soie qu’elle utilise vient de Dubaï, mais les basins sont des produits locaux. Ses créations, elle les vend au Sénégal, mais en exporte aussi sur les marchés de la sous région. Marque prisée des grandes dames, Chalar a fini de conquérir une clientèle. Pourtant, celle qui n’a jamais appris le métier et qui se dit simple passionnée de la mode a su fidéliser cette clientèle grâce à son savoir-faire et ses mains de fée. Transformant tout ce qu’elle touche en or, Marième Chalar n’a pas fini de séduire. Le marché de la mode est saturé, mais la styliste aux milles paillettes a encore son mot à dire.

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