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La drépanocytose est une maladie familiale qui peut être considérée comme communautaire, ce qui fait qu’elle représente « un vrai problème de santé publique’’, a indiqué, vendredi à Dakar, la ministre de la Santé et de l’Action sociale, Awa Marie Coll Seck.

Souvent, « c’est tout notre environnement qui est affecté, surtout lorsque parfois, on est désespéré avec trop de crises ou trop de maladies, certains pensent à des choses surnaturelles », a-t-elle expliqué.

Awa Marie Coll Seck prenait part à la cérémonie officielle de la Journée de lutte contre la drépanocytose, organisée cette année sur le thème « Plaidoyer pour une maladie douloureuse : la drépanocytose ».

La drépanocytose est « une maladie qui a beaucoup trop d’impact sur la communauté », a fait valoir la ministre de la Santé et de l’Action sociale, estimant qu’elle crée des soupçons nourris à l’égard de personnes de l’environnement immédiat.

« Il y a des personnes qui ont souffert et souffrent encore dans leur chair à cause de cette maladie et cela se confirme par le thème de cette année qui parle de douleurs et qui, hormis les malades, affecte les personnes qui vivent autour d’eux », a dit Awa Marie Coll Seck.

« Lorsque la douleur vous prend, c’est comme si on vous broyait et souvent, c’est intenable », a ajouté Awa Marie Coll Seck, relevant qu’en matière de lutte contre la drépanocytose, « il est important de traiter la maladie, mais aussi de penser à la douleur ».

Selon Maguèye Ndiaye, président de l’Association sénégalaise de lutte contre la drépanocytose (ASD), la deuxième définition de la drépanocytose, c’est que c’est « une maladie de la douleur », qui en constitue « la première manifestation ».

« Il faudrait que tout le monde sache qu’au-delà de l’aspect clinique, il y a un autre aspect qui peut constituer une douleur, c’est la prise en charge, notamment le coût élevé, les hospitalisations répétées et le problème psychologique », a-t-il indiqué.

La drépanocytose est une maladie qui a « un taux de progression énorme », a-t-il dit, précisant qu’au niveau mondial, « il y a presque 1700 naissances par an’’, avec au Sénégal « une cohorte qui tourne autour de 1500 à 2000 patients ».

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