Revue – Coopération entre la Bad et Sénégal : Hausse du portefeuille de 40% – SN

La coopération entre le Sénégal et la Banque africaine de développement (Bad), a été passée au peigne fin hier à l`occasion d`une revue annuelle conjointe. Selon le représentant résident de la Bad Mamadou Lamine Ndongo, le portefeuille de projets en cours est passé d`un montant de 312 milliards à 438 milliards entre 2015 et 2016, soit une augmentation de 40%.

Le portefeuille de projets en cours de la Banque africaine de développement (Bad) est passé d`un montant de 312 milliards a 438 milliards entre 2015 et 2016. Selon le représentant résident de la Bad a Dakar, M. Mamadou Lamine Ndongo, cette progression de 40 % traduit une trajectoire de performance. Il en veut pour preuve l’âge moyen des opérations qui a évolué de 5,5 ans en 2011 à 2 ans en 2015. De plus, aucun projet ne comporte de problèmes, alors que l’on en comptait 8 en 2009. En 2015, la Bad traitait les dossiers d’acquisition en 3 jours contre 15 jours en 2011 et de 9,4 mois, les délais entre l’approbation du projet et le premier décaissement ont été réduits à 4 mois et les délais entre l’approbation du projet et le premier décaissement ont été réduits de 12,3 mois en 2011 à 6 mois en 2015. «Depuis la dernière revue, la banque a approuvé la plus importante opération en terme de montant octroyé au Sénégal depuis le début de nos interventions dans le pays en 1972. Il s’agit du projet de réhabilitation de la route Ndioum- Ourossogui- Bakel et de désenclavement de l`Ile a Morphil», explique M. Ndongo. «Ce bilan positif est le résultat de plusieurs facteurs parmi lesquels on peut citer l`efficacité institutionnelle et organisationnelle de la banque, grâce au bureau régional de Dakar qui joue un rôle clé dans la gestion du portefeuille, le partage des connaissances et les synergies d’action avec les autres partenaires sur le terrain», indique le représentant résident de l’institution financière multilatérale. Il ajoute à ces raisons, le suivi de proximité des opérations.

Pour le ministre de l’Eco­nomie, des finances et du plan Amadou Ba, ces performances devraient valoir au Sénégal «de plus en plus de possibilités de financement de la Bad avec la sélection de notre pays comme faisant partie des Etats membres pouvant accéder aux ressources non concessionnelles de la Bad».

Lors du Groupe consultatif de Paris, la Bad avait pris des engagements à hauteur de 400 milliards de francs Cfa. Aujourd`hui, 54% de cet engagement sont réalisés avec l’approbation d’une enveloppe de 217 milliards de francs Cfa. Et le portefeuille des projets nationaux actifs compte 11 opérations pour un montant total d’environ 237 milliards de francs. «Par ailleurs, la Bad appuie les efforts d`intégration régionale du Sénégal», souligne le ministre, qui indique que le portefeuille du secteur public comporte 6 opérations régionales et multinationales pour un montant d’environ 73 milliards de francs Cfa. La Bad a également augmenté ses investissements en faveur du secteur privé durant ces dernières années, particulièrement dans le secteur des infrastructures (énergie port et transport), soit 6 opérations pour un montant d’environ 110 milliards de francs Cfa.
Malgré cette bonne tenue des opérations, Mamadou Lamine Ndongo insiste pour qu’une une attention particulière soit portée sur la qualité et la disponibilité à temps des études, la systématisation des signatures de contrat de performance des équipes impliquées dans la gestion des projets et la généralisation des évaluations annuelles de ces contrats. Il insiste aussi, sur la mise en disponibilité à temps de fonds de contrepartie des projets. Cette revue conjointe est la dernière pour le représentant résident de la Bad, M. Ndongo appelé à faire valoir ses droits à la retraite. Aussi bien le ministre des Finances que celui des infrastructures, Mansour Elimane Kane, ont salué son engagement.
(Avec Lequotidien)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.