Réformes constitutionnelles : Dias pas au rythme de Macky

Le Bcg souligne des «ratures» dans le discours de fin d’année du chef de l’Etat. Jean-Paul Dias et ses camarades désapprouvent certaines réformes qui sont celles de la Cnri, le Conseil constitutionnel qui n’est pas celui proposé par Yoonu yokkuté et la participation des candidats indépendants à toutes les élections.

Le Bloc des centristes-Gaïndé (Bcg) prend acte des termes du discours du chef de l’Etat. Mais le parti dirigé par Jean-Paul Dias se démarque «en grande partie» des annonces de Macky Sall concernant les 15 réformes. Le communiqué souligne que «nulle part» dans son message, le terme «Référendum n’est prononcé». Ce qui signifie, selon les Centristes, que «contrairement aux engagements électoraux du candidat Macky Sall, aucun Référendum n’est prévu d’autant que la population ne saurait être appelée à un référendum sur 15 points à la fois». Pour le Bcg, nombre de ces propositions émanent de la Commission nationale de réforme des institutions (Cnri) qui, rappelle-t-il, a «dépensé des milliards de francs» et s’est «contentée de reconduire purement et simplement les conclusions des «Assises» qui se prétendent «Nationales» mais qui, en réalité, ne concernent que quelques groupuscules de la société qui se dit civile et certains partis politiques».

Contre les candidats indépendants à toutes les élections
Sur la participation des candidats indépendants à toutes les élections, M. Dias et ses camarades y voient «l’ouverture vers la pagaille», soulignant d’ailleurs que cette décision est «contraire» à l’article 4 de la Cons­titution qui dispose que les «partis politiques et les coalitions de partis politiques concourent à l’expression du suffrage». Pour eux, «chacun doit rester à sa place».

Contre les 2 mem­bres désignés par le président de l’Assemblée
Le Bcg désapprouve également la nomination annoncée de deux des sept membres du futur Conseil Constitutionnel par le président de l’Assemblée nationale. C’est que, selon ce parti allié de l’Apr, «le programme Yoonu yokkuté sur lequel le Bcg, aux côtés du candidat Macky Sall, avait invité les populations à proposait clairement qu’un membre soit choisi par la majorité parlementaire et un autre par l’opposition parlementaire, (mais) pas les deux par le président de l’Assemblée nationale». Le Bcg réclame, par conséquent, «le respect de cet engagement» et demande de façon générale, «l’ouverture de sérieuses concertations politiques» pour que le Conseil constitutionnel «ne demeure pas, dans sa composition, l’apanage des juges, avocats et autres professeurs de droit mais que puissent y accéder d’anciens hommes politiques, des journalistes politologues, d’anciens officiers supérieurs et généraux, des ambassadeurs, etc.». Car, en définitive, renseignent les Centristes, «ce n’est pas une affaire de droit mais de politique ; or le Conseil constitutionnel est un juge-arbitre politique».

Pour un 1er mandat de 7 ans et un second de 5 ans
La formation de Jean-Paul Dias rappelle, enfin, son option pour un système «sui generis sénégalais, loin de tout mimétisme, à travers un premier mandat présidentiel de sept ans et un éventuel second de cinq ans».

(lequotidien)

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