PLAIDOYER – Décès dans la famille en milieu urbain au Sénégal : Une étude recommande l’assistance aux personnes les plus vulnérables

Après la restitution des résultats des travaux de recherche sur «Décès dans la famille en milieu urbain au Sénégal : Deuil, soins et rapports familiaux» hier, le rapport final est attendu en janvier.

La restitution des résultats des travaux de recherche sur «Décès dans la famille en milieu urbain au Sénégal : Deuil, soins et rapports familiaux» a été effectuée hier. Cette étude réalisée par Leverhulme Trust à Dakar et à Kaolack recommande l’assistance aux personnes les plus vulnérables touchées par un décès comme les enfants, les jeunes orphelins ou les veuves ayant de jeunes enfants vivant dans la pauvreté à travers les transferts monétaires tels que le programme national de bourses de sécurité familiale. Ce travail produit par Ruth Evans et Cie suggère «la nécessité de considérer la solidarité familiale et communautaire en tant que source essentielle du soutien informel réciproque en milieu urbain, tout en reconnaissant les limites de ces ressources». Entre autres recommandations aux pouvoirs publics, il faut retenir également la mise en place d’un programme de sensibilisation sur les services locaux et nationaux de soutien et d’assistance afin d’améliorer «l’accès aux services de santé et d’alléger les coûts des soins dispensés aux parents malades et mourants».
Pour lutter contre les «attitudes discriminatoires basées sur le genre», l’étude propose la formation et le renforcement des capacités des professionnels de la santé en matière de communication avec les patients et leurs familles. Cette étude a révélé aussi que la religion peut être une source de «grand réconfort» dans les moments de deuil. Ces recherches explorent la manière dont le décès d’un parent proche affecte les identités, les liens de compassion et les responsabilités au sein des familles de statuts socioéconomiques et d’origines ethniques différents.

Le rapport final attendu en janvier
Durant les recherches, 30 familles ont été consultées, quinze par ville, et des entrevues «approfondies» ont été menées avec 59 membres de famille, parmi lesquels des enfants et des jeunes, des adultes d’âge mûr et des personnes âgées. Au cours des travaux, 23 chefs locaux et religieux, des Organisations non-gouvernementales, des représentants du conseil municipal, des représentants du gouvernement et des Ong internationales spécialisées dans la protection sociale au niveau national ont été également interrogés. Parmi les personnes interrogées, 15 avaient perdu un mari, 15 autres une mère, 10 un père et la plupart de ces parents étaient décédés à un âge mûr ou avancé. Le rapport final sera publié dans quelques semaines.

(lequotidien)

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