Lutte contre l’immigration irrégulière : L’Ue dégage près de 9 milliards de FCfa

C’est le début d’exécution des engagements de l’Union européenne pour combattre la migration. Une enveloppe de près de 9 milliards de FCfa sera remise au Sénégal pour soutenir les populations les plus vulnérables.

La Commission européenne a annoncé le lancement de dix actions dans la région du Sahel pour un coût total de plus de 100 millions d’euros. Ces premières actions sont adoptées au titre du Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique. Elles contribueront à la mise en œuvre des engagements pris lors du sommet de La Valette sur la migration entre l’Union européenne et ses partenaires africains et démarreront dès le début de cette année.

Trois actions seront mises en œuvre au Sénégal pour un montant de 8,9 milliards de FCfa (13,5 millions d’euros) afin de soutenir les populations les plus vulnérables du pays. Il est proposé de financer des actions prioritaires du Plan d’action de la Valette en apportant un appui à la résilience des populations les plus vulnérables dans les zones de départ (et potentiel retour) des migrants, mais aussi un appui à la normalisation des conditions de vie des populations directement affectées par le conflit en Casamance. Il s’agit de la résilience des populations les plus vulnérables face aux crises nutritionnelles et alimentaires dans les zones de départ (€ 8 millions).

Ce projet vise à améliorer la capacité de résilience des populations locales et l’accès aux services de base avec un accent mis sur les plus vulnérables dans les zones de départ comme Podor, Ranérou, Matam et Kanel. Les bénéficiaires directs sont estimés à plus de 100.000 personnes. Quant au projet de renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la région de Matam, une zone de départ des migrants (€ 1,1 million), il vise à renforcer l’accès, la disponibilité et la diversité des aliments en milieu rural dans cette région, tout en développant des connaissances et des bonnes pratiques nutritionnelles des populations et des acteurs de la zone.

Enfin, il y a la normalisation des conditions de vie des populations directement affectées par le conflit en Casamance (€ 4,5 millions). Ce projet vise à assurer la couverture des besoins de base des populations les plus vulnérables à travers des activités génératrices de revenus, un accès facile à l’eau potable, un assainissement et une hygiène adéquats. Ces actions s’inscrivent dans quatre axes prioritaires : création d’emploi pour les jeunes et les femmes, résilience des populations les plus vulnérables, meilleure gestion des migrations et renforcement de la sécurité dans la sous-région.

 

(lesoleil)

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