Lutte contre le Terrorisme : Fodé SECK, Représentant permanent du Sénégal à l'ONU relève le rôle de l'Autonomisation des Femmes

Le Sénégal demeure « persuadé » que la protection et l’autonomisation des femmes doivent être placées « au cœur des stratégies de lutte contre le terrorisme », pour des réponses à la problématique des relations hommes-femmes, a soutenu le représentant permanent du Sénégal auprès de l’Organisation des Nations unies (ONU), l’ambassadeur Fodé Seck.

Dans une allocution prononcée lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU, jeudi à New York, il a jugé impératif la collaboration avec « les chefs coutumiers et religieux, qui peuvent jouer un rôle non négligeable dans la mise en place d’une communication stratégique pour déconstruire et contrer le discours terroriste ».

Intervenant au cours de cette séance portant sur « la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle dans le contexte des conflits armés », le diplomate a rappelé la responsabilité des parties en conflits, consistant à « mettre un terme à la violence sexuelle dans les conflits armés, par un ensemble d’interventions, notamment en matière de prévention, d’assistance et de protection ».

Cette perspective passe par un appui de la communauté internationale, mais « encore faut-il agir de façon proactive pour dissuader, détecter et éradiquer la traite des personnes, en particulier par des groupes extrémistes violents, comme l’a souligné la déclaration présidentielle sur la traite des personnes, adoptée en Décembre 2015 », a souligné Fodé Seck.

Aussi le représentant du Sénégal à l’ONU a-t-il salué « la présence de plus en plus marquée, sur le terrain, de conseillers pour la protection des femmes, chargés de convoquer les réunions dans le cadre des arrangements de suivi, d’analyse et de communication de l’information, relatifs aux violences sexuelles liées aux conflits ».

Ces conseillers ont également en charge de faciliter le dialogue entre les parties en conflits, en vue d’obtenir des engagements en matière de protection des victimes, a-t-il relevé, avant de donner en exemple « la Salle de veille et d’alerte précoce des femmes (Women’s situation room) », un mécanisme existant au Sénégal depuis 2012.

Sa « mission première est la mobilisation des femmes et des jeunes pour une participation active à la prévention des conflits et la médiation », ce qui « illustre parfaitement le rôle des organisations féminines » dans ce domaine, a-t-il précisé.

« Il est également essentiel d’investir dans la capacité des organisations féminines à diriger les initiatives lancées au niveau local pour lutter contre l’extrémisme et la radicalisation des jeunes », a soutenu le représentant du Sénégal à l’ONU.

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