[ENQUÊTE] CEDEAO : 73% des Entreprises confrontées à des Mesures Non Tarifaires – SN

Une enquête sur les mesures non tarifaires (MNT) menée dans six pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) révèle que ‘’73 % des entreprises interrogées’’ restent ‘’confrontées à des MNT contraignantes, à l’intérieur et à l’extérieur de la CEDEAO’’.

Cette enquête a été menée au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, en Guinée, au Mali et au Sénégal, par le Centre du commerce international (CCI). Selon un communiqué de la BAD, quelque 2.000 ont été interrogés pour les besoins de cette étude.

Ses résultats ont été présentés lors d’une table-ronde organisée par le CCI et la Banque africaine de développement (BAD), mardi et mercredi à Abidjan, en présence de représentants des 15 pays membres de la CEDEAO, de l’Union africaine, de la Commission de l’UEMOA, de la CEDEAO et des partenaires au développement.

L’enquête montre que ‘’40 % des mesures contraignantes portent sur l’agriculture et 68 % concernent le secteur manufacturier dans les pays de la sous-région’’.

’’Souvent, au-delà des mesures mêmes, ce sont les procédures y afférentes qui s’avèrent les plus contraignantes’’, pointe-t-elle encore.

Pour ne donner qu’un exemple, elle relève qu’’’obtenir une licence d’importation prend cinq fois plus de temps au sein de la CEDEAO que dans le reste de l’Afrique subsaharienne’’.

Entre autres, elle ‘’révèle aussi que l’un des obstacles majeurs dans le secteur manufacturier est lié aux règles d’origine et à la délivrance de certificats d’origine’’.

‘’En ce qui concerne les exportations agricoles, +la mise en conformité constitue la principale barrière+ au commerce’’, constate-t-elle encore.

‘’Il est important de noter que le coût du commerce dans la région de la CEDEAO est l’un des plus élevés au monde’’, a déclaré, à l’issue de la cérémonie d’ouverture officielle, Aicha Agne Pouye, directrice de la Division des services d’appui aux entreprises et aux institutions du CCI.

Les enquêtes montrent notamment que le manque de transparence relatif à la réglementation, par exemple au niveau de la qualité des produits, le changement constant de procédures ainsi que le déficit d’information concernant les interlocuteurs auxquels s’adresser constituent des obstacles majeurs pour les opérateurs économiques de la région.

L’enquête a par ailleurs mis en exergue la nécessité pour les pays de la CEDEAO de diversifier et d’accroître leur portefeuille d’exportations.

Elle met aussi en évidence l’importance pour ces pays de ‘’mettre en place des mécanismes d’alerte pour identifier les obstacles au commerce’’.

Elle a également conclu à la nécessité d’’’harmoniser les exigences techniques et réglementaires pour baisser les coûts liés aux mesures non-tarifaires auxquels les entreprises font face dans la région’’.

 

 

(avec Aps)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.