Après la condamnation de Hissein Habré par les Cae : La Société civile africaine formule de nouvelles requêtes

La mise en place d’une justice pénale africaine permanente, c’est la requête de la Société civile africaine à l’endroit de l’Union africaine pour traquer les chefs d’Etat qui commettent des violations «graves» sur leur Peuple.

Après avoir dansé sur la dépouille de Hissein Habré, condamné à la perpétuité par les Chambres africaines extraordinaires (Cae), la Société civile africaine veut que la justice survive à cette juridiction spéciale appelée à disparaître. Elle compte poursuivre le combat. Sur les cendres des Cae, elle réclame la mise en place d’une justice pénale africaine permanente pour éviter que les chefs d’Etat du continent soient extradés vers la Cour pénale internationale. Au lendemain de la condamnation de l’ancien Président tchadien, elle a débattu sur «L’expéri­mentation des Cae et de la Cpi pour la lutte contre l’impunité en Afrique, quel regard pour les organisations de la Société civile africaine ?» Aboubacry Mbodji, secrétaire général de la Raddho, exhorte l’Union africaine à créer un fonds d’indemnisation pour les victimes de Habré pour leur assurer le «droit à la réparation, le droit à la réhabilitation». Le sourire affiché cache aussi quelques amertumes comme le refus de coopération de l’Etat tchadien pour le transfèrement des autres co-accusés de l’ex homme fort de Ndjamena à Dakar, mais aussi l’absence de témoins à décharge. Malgré tout, l’essentiel ne change pas à leurs yeux : ce fut un procès d’avertissement «solennel».

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